Mai
30/04/2008 21:41 par casanova
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?
Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales fleuris sont comme ses paupières
Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien mené par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment
Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes
Guillaume Apollinaire
La première remonte au Moyen-Age tandis que la seconde trouve ses origines à Chicago en 1886.
Une fête du muguet…
Depuis le Moyen-âge. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présent en Europe depuis le Moyen-âge. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.
Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.
La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des “bals du muguet”. C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de citer. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.
… et une fête du Travail
1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.
20 juin 1889 : le congrès de
Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour…
24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait rallier les ouvriers. Le jour devient chômé.
Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de
Aujourd'hui,
Ca se passe en 2008
Dans un moment de désespoir et la grogne et la colère
Un jeune homme de 23 ans a décidé d’envoyer une traduction unique à la souffrance de tous jeunesse désœuvrée en Algérie, et une tentative d'attirer l'attention en colère il a couper ça partis génitales

Sur les cotes de l’Est dans 3 ans plus de 2400 haragas arrêter et secourais pars des bateau de marchandises et des gardes maritimes 174 corps jeter par la mer son conter ceux qui ont la chance a arriver a l’autre coté de la méditerrané
Le motif la misère sociale le chômage le piston l’injustice pas d’avenir avec ces escrocs
Le baril du pétrole et à 115 dollars et le peuple algérien baigne de la merde c’est tu as un des membre de ta famille dans le gouvernement tu as de la chance c’est non tu as pas le choix suicider dans la mer ou partir en prison bientôt je vais avoir 35 ans j’ai commencer le travaille a l’age de 17 ans mon capitale ce que j’ai dans ma poche et en plus le travaille ici chez le privé c’est en noir sans assurance je suis un harage chez moi un clandestin chez moi y a des moment ou j’arrive plus a encaisser tout le temps désespérer
Quand vous ne trouviez pas ce que vous vouliez il faut aimer ce que vous trouvez
Auteur : chef du gouvernement algérien
Monsieur : Abdelaziz Belkhadem
BIEN SUR il parle du gouvernement si vous n’aimiez pas ce gouvernement alors il faut que vous l’aimiez
Monsieur le ministre de la solidarité
Djamel Ouled Abes :
Les haragas qu’est ont pas réussis est qui prouvent qu’ils son des verrais haragas ont leurs donnants des crédits bancaires
Monsieur le ministre de l’intérieure
Yazid zerhouni :
Chaque harage arrêter passe en prison une nouvelle loi
Tout ce qu’ils disent sous le haut patronage de son excellence
monsieur le président Abdelaziz bouteflika
Haragas c’est des gens qui voyagent sans papiers par les petits bateaux de pèche
Ils ont semé la tempête. Le 18 avril Massinissa Guermah, lycéen de 20 ans, est exécuté de sang-froid dans une gendarmerie à Béni-Douala, près de Tizi Ouzou, chef-lieu de
Les autorités ont allumé la mèche et le « ras le bol » des Kabyles a fini par exploser. Pierres contre fusils-mitrailleurs, la comparaison avec l’intifada palestinienne s’impose. Collégiens et lycéens, mais aussi chômeurs, ouvriers et paysans tentent de prendre d’assaut les gendarmeries. A Tizi Rached un jeune lance un bus contre les locaux de
Des marches de 50 000 à 100 000 personnes et des grèves générales locales en série ont secoué Béjaïa. Dans des dizaines de villes et villages de
Pendant dix ans, les travailleurs algériens ont été pris entre deux feux, entre les « décideurs » du HCE (Haut conseil d’État) avec leurs ninjas, véritables escadrons de la mort de policiers masqués en noir, et les « égorgeurs » du GIA (Groupe islamique armé) et d’autres islamistes qui ont tué des dizaines de milliers de femmes, journalistes, militants de gauche, anciens combattants de la guerre d’indépendance, minorités ethniques ou simples paysans. Cette guerre civile a coûté plus de 150 000 vies dans la dernière décennie, avec parfois 500 morts par semaine. Maintenant la révolte kabyle pourrait ouvrir une brèche pour briser le cercle infernal et sortir de cet enfer meurtrier. Mais, comme en 88, ce qui manque c’est avant tout une direction révolutionnaire, pour transformer la révolte et la conduire vers la révolution prolétarienne, seule manière de balayer tous les tortionnaires et assassins.
Combat contre la mal-vie et la hogra
« C’est contre la hogra que nous nous battons », scandent les manifestants, utilisant cette expression algérienne qui résume l’humiliation que fait subir aux Algériens ce régime autoritaire et meurtrier. Et ce n’est pas seulement contre « le pouvoir » qu’ils s’insurgent, mais aussi contre les politiciens bourgeois kabyles qui servent de pompiers du système. Fait significatif : les manifestants restent non seulement sourds aux appels des divers partis politiques (et aussi des imams), mais ils n’hésitent pas à saccager des permanences de partis, y compris des partis berbéristes, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Front des forces socialistes (FFS). Le premier paie pour sa participation au gouvernement, le deuxième se prétend oppositionnel. Des manifestants expriment un sentiment largement répandu : « Durant toutes ces dernières années nous leur avons fait confiance, mais ils ont rien fait pour le peuple. Ils n’ont pas combattu la mal-vie et la hogra. » En effet, RCD et FFS sont tous deux les gestionnaires de la paupérisation des masses algériennes au niveau municipal et régional.
Comme le relate un rapport de Kabylie, « le samedi passé [le 28 avril] le FFS a organisé une grandiose marche [à Béjaïa], fait monter ses responsables au podium et commençaient leurs sottises d’appeler le peuple à se calmer, et au pacifisme stérile. Le jet de pierres commençait et les manifestants criaient à la figure de ses responsables, “khobatha”, “vous êtes des traîtres et des vendus”. C’est l’image qu’on diffusait à la télévision (bien sûr l’étrangère), celui qui avait le visage plein du sang. Puis ces manifestants commençaient à saccager tout ce qui est devant eux comme un ouragan qui dévaste tout. »
Dans les premiers jours de la conflagration, beaucoup de commentateurs notaient l’absence de slogans revendiquant la reconnaissance constitutionnelle du tamazight, la langue berbère. Une nouvelle génération n’a pas les mêmes préoccupations que leurs mères et leurs pères, formés politiquement par le nationalisme berbère. Il y a là un élément qui pourrait être un point de départ pour poser la nécessité d’un programme internationaliste, capable de mobiliser les ouvriers arabophones aussi dans une lutte de classe révolutionnaire. Mais cela exige un combat acharné contre le front populisme – la collaboration de classes à la kabyle – qui enchaîne les travailleurs à une bourgeoisie et à une petite bourgeoisie avides de se débarrasser des généraux corrompus afin de mettre la main elles-mêmes sur les leviers de commande de l’État capitaliste. Dans les manifs qui se succèdent depuis le premier choc, le symbole berbère et des mots d’ordre amazigh (berbéristes) font leur apparition. Certes, pour les jeunes aussi, le Printemps berbère de 1980 reste un point de référence. En est un symbole le chanteur kabyle rebelle Matoub Lounès , lâchement assassiné en 1998 à la veille de l’approbation de la loi d’« arabisation ».
La rébellion a certainement débordé le cadre fixé par les nationalistes bourgeois, et pourrait le faire de nouveau face à un gouvernement décidé de montrer sa fermeté face à la population. En plus de sa déclaration vide «Je vous ai compris » à la de Gaulle, le président Bouteflika renforce le blindage répressif du régime avec un nouveau code pénal pour museler la presse avec des sanctions sévères contre toute critique. Il montre sa soumission au FMI en haussant le prix du lait de 20 pour cent, et il continue sa politique de « concorde civile » avec les islamistes « modérés ». Ainsi des égorgeurs « repentis » roulent en Mercedes à Alger pendant que leurs victimes sont abattues par les multiples polices de ce gouvernement militaire islamo-conservateur. En renforçant les mesures répressives, les « décideurs » du régime risquent la généralisation de la contestation aux régions arabophones.
Des « ninjas » de la police « antiterroriste », de véritables escadrons de la mort. (Photo: Michael von Graffenried)
Il faut constater, néanmoins, qu’il manque à cette explosion de colère tous azimuts la boussole et la force sociale qui pourront la transformer dans une lutte pour le pouvoir, contre « le pouvoir » (le régime) et tous ses rivaux bourgeois. En Algérie il est plus qu’évident que l’alternative est socialisme ou barbarie. Et les formes alternatives de la barbarie sautent aux yeux: égorgeurs ou escadrons de la mort, un choix épouvantable ! Mais ce qui fait cruellement défaut, c’est une direction marxiste qui lutte non pas pour une imaginaire démocratie bourgeoise mais ouvertement pour la révolution socialiste, comme l’ont fait les bolcheviks sous Lénine et Trotsky en Octobre 17.
N’ayons aucune illusion. A plusieurs reprises, les dépêches de la presse bourgeoise ont relevé le slogan « Djeich, chaâb, maâk ya Hattab » (« le peuple et l’armée avec Hattab »). Nous pouvons confirmer que, effectivement, des mots d’ordre islamistes ont été lancés dans les manifestations en Kabylie. Comment expliquer ce soutien, même verbal et symbolique, au chef terroriste islamique qui tuerait des dizaines de milliers de femmes kabyles qui ne portent pas le hidjab, de militants de gauche « infidèles », d’enseignants, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants qui ne se plieront pas devant une dictature islamique intégriste ? Evidemment, c’est dû au fait que cet émir du djihad a refusé de se rendre à la dictature militaire haïe. Que des lycéens kabyles exaltent ce personnage ultra-réactionnaire montre un aveuglement inquiétant. Mais ce n’est pas si insolite que cela. Il y a une décennie, la pourriture du régime du Front de libération nationale (FLN) avait permis la montée du Front islamique du salut (FIS).
Pour éviter que l’issue de cette rébellion soit le renforcement du berbérisme ou la résignation face à la dictature, ou encore que la réaction islamique prenne pied en Kabylie, il faut lutter pour une direction prolétarienne, communiste et internationaliste, sans laquelle la révolte sera canalisée forcément dans les labyrinthes de la politique bourgeoise. Comme le signalait Lénine dans Que faire ? les marxistes doivent être les tribuns du peuple, luttant en Algérie contre tout privilège linguistique, contre toute oppression de la femme et des minorités ethniques, pour la stricte séparation de la religion et de l’État. En France ils doivent mobiliser la classe ouvrière contre la déportation des réfugiés et des « clandestins », contre la terreur raciste policière et fasciste, et pour les pleins droits de citoyenneté pour tous les immigrés. Il faut souligner que la crise algérienne – conséquence de la politique de misère imposée par le FMI et du carnage d’une guerre entre un brutal régime militaire et des « guerriers saints » entraînés en Afghanistan – est le produit des contradictions du « nouvel ordre mondial » impérialiste sorti de la destruction contre-révolutionnaire de l’Union soviétique.
Il n’y a pas de solution à cette crise, dont les racines sont internationales, dans un cadre national étroit. La révolution socialiste pour laquelle il faut se battre, bien qu’elle commence sur le terrain national ne peut s’achever qu’à l’échelle mondiale. La clé pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve l’Algérie, comme tout le Maghreb, le reste de l’Afrique, la totalité des pays semi-coloniaux et y compris les pays impérialistes eux-mêmes, c’est de forger des partis léninistes sur le programme trotskyste de la révolution permanente. Cela exige, comme premier pas, de bien identifier ses ennemis.
Des manifestants portent le symbole berbère (à droite) dans une marche étudianteà Alger.
(Photo : Liberté)
La banqueroute du nationalisme kabyle
Des mouvements de solidarité avec
De nouveaux affrontements éclatent avec la gendarmerie à Tizi Ouzou et Béjaïa, de nouvelles émeutes secouent des bourgades et hameaux plus éloignés. Des comités de village ont fait leur apparition partout dans
Reviens avant que l'on ne se perde de vue
Ou d'imprévus, avant que tout s'efface
Reviens et restons encore fidèles
Le temps que se détache toute ma peau de la tienne
Que disparaisse ton ombre
Restons amis, le temps que plus rien ne fasse mal
Le temps de se voir sous un jour différent
Restons amis à l'aube de faire ses bagages
Sans rien détruire du beau qui nous attend
On aura tout à y gagner sous un jour différent
Restons amis
Reviens, pour les soirs d'amertume
Les petites blessures quand rien n'a plus de sens
Reviens et reste à proximité pour partager les rires
Et les fragilités qu'aucun ne comprendrait
Restons amis, le temps que plus rien ne fasse mal
Le temps de se voir sous un jour différent
Restons amis à l'aube de faire ses bagages
Se prendre au jeu , on ne sait jamais vraiment
Ce qui pourrait nous arriver sous un jour différent
Restons amis
Restons amis, le temps que plus rien ne fasse mal
Le temps de se voir pendant qu'il en est encore temps
Sous un ciel différent, défaire ses bagages
Restons amis
C'est d'être capable d'accepter
L’autre tel qu'il est.
C'est reconnaître que l'autre
Peut avoir raison.
C'est savoir pardonner.
C'est être capable d'ouvrir
La bouche pour ne dire que la vérité.
C'est pouvoir retenir sa langue
Afin de ne pas offenser autrui.
C'est pouvoir encaisser les
Coups sans vouloir les rendre.
C'est accepter de lutter sans
Écraser les autres.
C'est faire la paix et assurer
Le bonheur autour de soi.
C'est ouvrir les bras et
Fermer les yeux.
Je pourrais faire n'importe quoi,
Je pourrais marcher,
Pour l'éternité,
Je pourrais courir,
Jusqu'à en mourir,
Je pourrais écrire,
Jusqu'à ne plus rien dire,
Je pourrais sourire,
Pour ton plaisir,
Je pourrais pleurer,
Pour me faire consoler,
Je pourrais mourir,
Pour te reconquérir,
Je pourrais chanter,
Pour accorder nos voix,
Je pourrais tout plaquer,
Pour être à tes côtés,
Mais surtout,
Je pourrais t'aimer,
Pour ne plus jamais nous séparer...